18h55. Devant la scĂšne BoursoBank, le public est dĂ©jĂ largement rassemblĂ©. Une vĂ©ritable attente prĂ©cĂšde lâarrivĂ©e de Sparks et, dĂšs les premiĂšres notes, lâexcitation gagne la foule. AprĂšs prĂšs de six dĂ©cennies de carriĂšre, les frĂšres Mael ont encore cette capacitĂ© rare Ă crĂ©er lâĂ©vĂ©nement. Ron Mael apparaĂźt derriĂšre ses claviers, fidĂšle Ă son personnage, presque impassible. Ă ses cĂŽtĂ©s, Russell entre en scĂšne avec une Ă©nergie totalement hors du temps. Sa voix impressionne toujours autant et son aisance scĂ©nique reste bluffante. Le contraste entre les deux frĂšres fonctionne immĂ©diatement : Ron demeure concentrĂ©, presque statique, tandis que Russell occupe chaque centimĂštre de la scĂšne, multipliant les gestes et les expressions. Câest aussi ce qui rend Sparks si singulier. DerriĂšre leur maĂźtrise se cache un univers théùtral, dĂ©calĂ© et teintĂ© dâhumour. Un mouvement de Ron, une attitude de Russell ou quelques secondes de silence suffisent parfois Ă faire sourire le public. Mais Sparks, câest surtout une incroyable machine Ă mĂ©lodies. Beat the Clock, When Do I Get to Sing âMy Wayâ, The Number One Song in Heaven ou encore This Town Ainât Big Enough for Both of Us dĂ©clenchent immĂ©diatement les rĂ©actions de la foule. La setlist traverse leur immense discographie avec une facilitĂ© dĂ©concertante, entre classiques incontournables et morceaux plus rares. Dans la fosse, les sourires se multiplient. On chante, on danse, on applaudit et lâon se laisse progressivement embarquer. Tout paraĂźt parfaitement maĂźtrisĂ©, sans jamais devenir froid. Il y a de lâhumour, de la folie, une vraie gĂ©nĂ©rositĂ© et cette Ă©lĂ©gance qui accompagne Sparks depuis ses dĂ©buts. Une heure de concert qui passe beaucoup trop vite. Sparks offre un moment jubilatoire, intelligent, drĂŽle et terriblement efficace. Une vĂ©ritable leçon de scĂšne et lâune des trĂšs belles prestations de Rock en Seine 2026.












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