17h25. Devant la scène BoursoBank, le public est déjà nombreux lorsque Wolf Alice arrive. Très vite, le quatuor londonien prend possession de la scène et nous rappelle pourquoi le groupe s’est imposé comme l’une des formations les plus singulières de la scène britannique. Ellie Rowsell est impressionnante. Sa voix passe avec une facilité déconcertante d’une douceur presque fragile à une puissance beaucoup plus incisive. Elle occupe la scène avec naturel, sans jamais en faire trop, tandis que ses trois musiciens donnent au concert une véritable énergie collective. Il y a une belle osmose entre les membres du groupe, chacun apportant sa personnalité à une prestation particulièrement vivante.

Wolf Alice joue avec les contrastes. Les moments les plus mélodiques laissent progressivement place à des passages beaucoup plus explosifs. Le groupe navigue entre pop, rock et sonorités plus planantes, avec cette capacité à changer d’atmosphère sans jamais perdre le fil. Une évolution que l’on retrouve dans The Clearing, leur dernier album, qui élargit encore leur palette musicale. Mais c’est surtout sur scène que cette évolution prend tout son sens. Les musiciens se donnent à fond et cherchent constamment le contact avec le public. On tape dans les mains, on chante, on bouge. La foule répond présente et l’énergie monte progressivement, jusqu’à transformer la scène BoursoBank en véritable terrain de jeu.

Ce qui marque, c’est cette capacité à rester accessible tout en proposant une musique riche et ambitieuse. Wolf Alice ne cherche pas simplement à reproduire ses morceaux : le groupe leur donne une nouvelle dimension en live. Un concert généreux, maîtrisé et particulièrement enthousiasmant. Wolf Alice confirme qu’il reste l’un des groupes les plus intéressants de sa génération, capable de se renouveler sans perdre ce qui fait son identité. Une très belle prestation qui nous aura complètement embarqués.

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