17h05. Sur la scène BoursoBank, Biffy Clyro n’a besoin que de quelques secondes pour mettre tout le monde d’accord. Après quinze ans d’absence à Rock en Seine, le trio écossais retrouve le festival avec une énergie intacte et rappelle immédiatement pourquoi il reste l’un des groupes les plus impressionnants de sa génération. Dès les premières notes, le son est massif. Les guitares claquent, la batterie frappe fort et Simon Neil, souriant et particulièrement présent, donne toute la mesure de son énergie. Le chanteur ne tient pas en place, multiplie les échanges avec le public et embarque rapidement la foule. Biffy Clyro joue sans retenue, alternant déflagrations rock et passages plus mélodiques avant de repartir de plus belle. Le groupe défend notamment les morceaux de Futique, intelligemment mêlés à plusieurs classiques de son répertoire. The Captain, Mountains, Bubbles ou encore Many of Horror trouvent naturellement leur place dans un set qui gagne progressivement en intensité. La présence de deux violonistes apporte une profondeur supplémentaire aux arrangements et souligne une facette plus nuancée de la musique du trio. Car Biffy Clyro ne se résume pas à une machine à riffs. En live, les morceaux prennent une autre dimension, les contrastes fonctionnent à merveille et les séquences mélodiques offrent de précieux moments de respiration avant de nouvelles explosions. La voix de Simon Neil passe avec aisance de la fragilité à la puissance. Et le public répond présent. Les premiers rangs chantent, les corps bougent et les refrains sont repris avec enthousiasme. Lorsque Bubbles puis Many of Horror résonnent, la foule se laisse complètement emporter. Seul regret : un set d’à peine cinquante minutes, forcément trop court tant le groupe semble avoir encore beaucoup à donner. Une véritable décharge de rock, généreuse et parfaitement maîtrisée. Quinze ans après son dernier passage, Biffy Clyro réussit son retour à Rock en Seine et laisse surtout une envie : les revoir très vite.

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