La Maroquinerie affichait complet pour cette soirĂ©e placĂ©e sous le signe des musiques Ă©lectroniques. Une affiche qui promettait de faire bouger les corps et de bousculer les habitudes, avec en point d’orgue la release party de BEST SERVICE, le nouvel album du duo Il Est Vilaine. Mais avant de transformer la salle en dancefloor incandescent, une première dĂ©couverte allait dĂ©jĂ  marquer les esprits.

En ouverture, Vega Voga installe un univers aussi mystĂ©rieux que captivant. Artiste multidisciplinaire japonaise originaire de Tokyo et aujourd’hui installĂ©e Ă  Paris, elle mĂŞle composition, claviers et production dans une proposition singulière. AccompagnĂ©e d’un guitariste chargĂ© des riffs, elle dĂ©ploie une musique Ă  la fois poĂ©tique et nerveuse. Dans une scĂ©nographie oĂą l’obscuritĂ© et les jeux de lumière entretiennent une part de mystère, sa prĂ©sence scĂ©nique intrigue autant qu’elle fascine. Entre dĂ©licatesse et tension Ă©lectrique, l’ensemble se rĂ©vèle particulièrement saisissant. Une vĂ©ritable claque, et surtout une artiste que l’on espère vivement retrouver prochainement.

Puis vient le moment attendu de retrouver Il Est Vilaine. Pour cĂ©lĂ©brer la sortie de BEST SERVICE, le duo investit la scène avec une proposition musicale qui brouille joyeusement les frontières. New wave, techno, disco et surf rock se tĂ©lescopent dans un mĂ©lange aussi dĂ©bridĂ© qu’efficace. D’abord installĂ© derrière ses claviers, avec une approche presque proche de deux DJ aux commandes de leurs machines, le tandem fait progressivement monter la tempĂ©rature.

Les riffs s’entremĂŞlent aux pulsations Ă©lectroniques, les rythmes gagnent en puissance et la prestation prend rapidement une tournure franchement dĂ©bridĂ©e. La scène devient alors le terrain de jeu d’un duo qui maĂ®trise parfaitement l’art de surprendre et de faire danser.

Il Est Vilaine ne propose pas simplement un concert, mais une véritable expérience scénique. Intense, imprévisible et follement généreuse, cette soirée confirme que le duo possède un univers à part. Sans flatterie aucune, on en ressort rarement indemne.

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