A l’approche de la sortie de son ep, Keren Ilan à eu la gentillesse de répondre a nos questions.
1. À quoi ressemblait le tout premier point de départ de cet EP ? Était-ce une émotion, une chanson en particulier ou tout autre chose ?
J’avais déjà trois chansons écrites. J’en avais enregistré deux en live avec mon groupe, tandis que les autres avaient été enregistrées en studio. En raison du thème général de l’EP, même si elles n’avaient pas été captées dans le même environnement, je voulais créer un projet intime et profondément personnel. Mon objectif était de capturer une capsule de cette période de ma vie, un moment où il me semblait nécessaire de réfléchir à mes racines.
2. Le format EP donne une forte impression de cohérence narrative. Vous êtes-vous imposé certaines contraintes artistiques ou émotionnelles afin de rester fidèle à l’intimité du projet ?
À travers mes textes et mes racines d’Asie du Sud-Est, je voulais explorer ce que signifie pour moi la notion de « foyer ». Je pense que j’utilise la nature comme métaphore tout au long de l’EP — sa verdure, son caractère brut et organique donnent aux chansons l’impression d’être vivantes et en mouvement constant. Cela a également renforcé mon lien avec la musique folk.
3. Au cours de la création d’Autumn, qu’avez-vous découvert sur vous-même, à la fois en tant qu’artiste et en tant que personne ?
J’ai découvert que se montrer vulnérable peut être réparateur. Permettre aux autres de s’identifier à mes expériences est l’une des plus belles choses que la musique puisse offrir.
4. Y a-t-il une chanson de l’EP qui a connu plusieurs versions avant de trouver sa forme définitive ?
« That Song » est un morceau que j’avais déjà enregistré par le passé, mais que j’ai choisi de réenregistrer depuis un autre état émotionnel, un moment où je me sentais plus sûre de mes intentions. Au fil du temps, il a connu de nombreuses versions, avec différents rythmes de batterie et riffs de guitare qui ont évolué aussi bien en studio que sur scène.
5. Y a-t-il un texte ou une phrase particulière de l’EP que vous avez hésité à conserver parce qu’elle vous semblait trop personnelle ou vulnérable ?
Pas vraiment. J’écris beaucoup sous forme de journal intime. Au contraire, j’essaie aujourd’hui d’être moins abstraite et plus directe dans mes paroles, car elles reflètent sincèrement mes émotions et mes expériences.
6. Lorsque vous comparez les premières démos d’Autumn à sa version finale, quel a été selon vous le plus grand changement au cours du processus créatif ?
Je pense que le développement de l’identité visuelle et de la narration de l’EP a été l’un des aspects les plus importants à définir. Il m’a fallu près d’un an pour comprendre pleinement et assumer la direction visuelle finale du projet.
7. Si vous deviez résumer la création d’Autumn en une seule émotion, laquelle représenterait le mieux ces mois de travail ?
L’attente.
8. Avec le recul, comment voyez-vous la personne qui a commencé à écrire cet EP ? Est-elle différente de celle qui s’apprête aujourd’hui à le partager avec le monde ?
Cela fait environ un an que le premier single a été enregistré, donc je peux clairement dire que j’ai beaucoup changé. La personne que je suis aujourd’hui se sent beaucoup plus prête et ouverte à partager ses pensées et sa démarche créative avec le monde.
9. Y a-t-il une chanson qui a été particulièrement difficile à enregistrer sur le plan émotionnel, même une fois l’écriture terminée ?
Pas vraiment. Comme je l’ai mentionné, ces quatre chansons m’accompagnent depuis assez longtemps. Je les avais jouées de nombreuses fois en concert et, au moment de les enregistrer, j’étais moins émotionnellement attachée à elles. Je me sentais plus à l’aise à l’idée de les laisser partir et vivre leur propre vie dans le monde.





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