A l’approche de la sortie de son album Tell Me It’s A Dream Rosa Walton à eu la gentillesse de répondre a nos questions.
1. Avec Let’s Eat Grandma, vous avez commencé très jeune. Quels souvenirs vous marquent le plus de cette période formatrice, tant sur le plan artistique que personnel ?
C’est fou de penser à quel point on était jeunes ! Jenny et moi avions 13 ans quand on a écrit notre premier album. Quand je repense aux débuts du groupe, je nous imagine toutes les deux assises dans le train entre Norwich et Londres, essayant de gérer toutes ces valises : claviers, glockenspiel, mandoline, flûtes à bec, etc. On faisait un peu ce qu’on voulait, on donnait des interviews et on inventait des histoires à dormir debout pour la presse.
À 17 ans, nous sommes allés au Pays de Galles avec David pour enregistrer notre deuxième album. C’était génial ! Un souvenir marquant : on a réussi à leur faire annoncer au micro de Morrisons que notre père était décédé et que ses filles attendaient à la caisse. Elles ont demandé son nom, et on a répondu « David Wrench »…
2. Comment décririez-vous l’évolution de votre écriture de chansons depuis vos débuts jusqu’à aujourd’hui, en termes de paroles, de mélodie et d’intention générale ?
C’est intéressant d’y penser. J’écris constamment, donc j’ai composé beaucoup de chansons depuis, et l’écriture est devenue une part tellement essentielle et nécessaire de ma vie que c’est devenu un réflexe. Je suppose qu’avec le temps, j’ai pu explorer des thèmes plus profonds. Avec le temps, mon chant s’est considérablement amélioré, ce qui m’a permis d’élargir considérablement mon registre et ma palette musicale. Cela me permet désormais de mettre davantage en valeur les paroles.
Et au niveau des paroles, j’ai traversé beaucoup d’épreuves ces derniers temps, donc il y a une infinité de choses dramatiques à raconter. Quand j’ai commencé à écrire des chansons, je me souviens que je devais m’asseoir et réfléchir : « Bon, de quoi va parler celle-ci ? », alors que maintenant, ça me vient tout naturellement.
3. Quels artistes, esthétiques ou univers sonores ont le plus influencé la construction de votre identité musicale ?
Je ne m’inspire pas directement de quoi que ce soit, ça ne fonctionne pas pour moi, ça donnerait juste une version moins bonne de l’original ! J’écoute beaucoup de musique et l’inspiration vient naturellement.
4. À quel moment l’idée de Tell Me It’s a Dream a-t-elle émergé pour la première fois, et quelle était sa forme initiale : une mélodie, un fragment lyrique, une atmosphère, une image… ?
« Sorry Anyway » a été la première chanson composée. Je pense qu’elle a marqué un tournant dans mon style, un changement qui m’est venu comme une évidence, et j’ai conservé cette influence pour le reste de l’album. J’ai retravaillé la plupart des autres chansons au fil des ans, mais celle-ci est restée exactement la même.
Dans les paroles, ce sont les expressions contrastées, comme « un bonheur insoutenable » et « putain d’enfer, c’est un peu comme le paradis », qui ont donné le ton à ce que j’essayais de dire.
5. Votre processus d’écriture change-t-il significativement entre le travail en groupe et le travail en solo, notamment dans la manière dont les décisions créatives sont prises ?
Je le pense aussi, mais j’ai essayé de rendre la création de cet album aussi collaborative que possible. J’ai commencé à écrire beaucoup de chansons avec Sam E Yamaha, puis je les ai enregistrées avec un groupe d’amis et je les ai coproduites avec David. J’étais donc toujours entouré de personnes proches qui participaient, ce qui a rendu le tout beaucoup plus amusant. On ne peut pas vraiment s’amuser seul !
Il y a des choses pour lesquelles je dois être seul, comme l’écriture des paroles. Je dois m’isoler complètement et me plonger dans mon propre monde pour écrire de bonnes paroles, sans personne d’autre à proximité.
6. Dans le rôle de Rosa Walton, qu’aimeriez-vous explorer dans de futurs projets que vous n’avez pas encore eu l’occasion ou le courage d’essayer ?
Je crois que j’ai tout essayé, sans jamais oser me lancer. Dès que j’ai une idée, je la mets en pratique ! On verra bien…
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