Certains concerts ne se contentent pas de passer ils s’impriment. Le 22 avril, à Élysée Montmartre, Peaches m’a laissé ce genre de trace.

Dès Tent In Your Pants, le ton est donné : frontal, immédiat. Fuck or Kill, Hit It Hard, Hot Rod arrivent sans détour. En quelques minutes, la salle est prise, serrée, déjà emportée.

Ce qui m’a marqué, c’est cette continuité presque implacable. Les morceaux de No Lube, So Rude s’entrelacent avec les anciens sans rupture. Ça percute puis ça devient plus brut, plus incarné (Lovertits, Shake Yer Dix, Slippery Dick). Pas de pause, juste une intensité qui ne redescend jamais.

Et puis il y a ces instants suspendus : Boys Wanna Be Her, repris en chœur, puis Fuck the Pain Away où tout semble se figer un instant. Là, on bascule ailleurs. Le rappel continue sur cette lancée Operate, Back It Up Boys jusqu’à un Rock ’n’ Roll final qui dépasse le simple morceau. 21 titres, aucune faiblesse. Mais au-delà des chansons, c’est sa manière d’occuper l’espace qui reste. Peaches capte, interpelle, s’approche, brouille la distance. Elle ne se place pas face au public, elle s’y mêle. Je suis sorti encore sonné, le corps vibrant. Avec cette certitude : sur scène, c’est toujours elle qui impose le danger.

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