Aucun préambule ce soir-là, aucune première partie pour poser l’ambiance. Juste trois musiciens suisses qui investissent la scène vers 20h15… et qui ne la quittent que deux heures plus tard, laissant derrière eux une salle à la fois vidée et fascinée.
Stavros Dzodzos à la guitare, Marco Mottolini à la basse, Maxime Cosandey à la batterie. Trois seulement, mais une présence qui déborde largement du cadre. Dès “Pandora’s Dream”, la wah-wah s’emballe, les voix se calent, et le voyage commence sans détour : un mélange de psyché, de stoner et de progressif, imprévisible et sans filet. Le set avance d’un bloc, sans relâche. “Calypso” s’étire avec grâce, “Me And My Shadow” glisse vers des sonorités orientales, “Mr. Robert” s’embrase dans un solo aux accents vintage. Puis, changement de décor : Stavros délaisse l’électrique pour une parenthèse acoustique saisissante, suspendant littéralement le temps.
Avec “Social Media Boy”, la tension explose le public se déchaîne, les slams partent, les voix s’élèvent encore longtemps après la fin du morceau. Entre deux titres, le groupe respire, joue, échange. Stavros taquine, danse, plaisante autour d’un “blues des Alpes”. Une légèreté presque inattendue, qui rend les déflagrations sonores encore plus marquantes.
Le rappel, “Meet The Shaman”, vient clore l’ensemble comme une évidence. Plus qu’un concert, c’était une expérience à part entière.

























Laisser un commentaire