La soirée s’ouvre avec les Anglais de Marathon. Post-punk nerveux, basse bondissante, urgence dans les guitares : le quatuor impose un son brut, tendu, sans posture. Une énergie brute, à peine contenue, qui électrise la salle.
Puis vient Vundabar. Sur scène, les Américains déploient leur univers singulier, à la frontière du rock indé, de la pop lo-fi et de l’absurde maîtrisé. Mélodies accrocheuses, riffs tordus, humour décalé : leur musique vacille joyeusement entre éclats de rire et vertige existentiel. Brandon Hagen, charismatique sans effort, enchaîne les morceaux avec une générosité intacte. La complicité avec le public est immédiate.
Pas de grande leçon, pas de surjeu : juste un concert qui fait du bien. Sincère, débridé, vivant. À La Maroquinerie, ce soir-là, on a retrouvé ce que le rock a de plus précieux : un espace de liberté joyeuse, un peu bancale, mais profondément humaine.

























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