Il y a des soirées dont on ressort avec le sentiment d’avoir assisté à quelque chose de rare. Le Pop Up du Label en a offert une de ces nuits-là.
En première partie, Lovebuzz ouvre les festivités avec une franchise désarmante. Ce très jeune groupe déploie un rock brut, direct, sans fioriture le genre de set qui ne cherche pas à convaincre mais qui s’impose naturellement. Le talent est là, intact, à peine dégrossi. Il ne demande qu’à se développer. À suivre de près. Puis vient le moment Oslo Twins.
Nichés dans l’obscurité, le trio a fait vaciller la petite salle parisienne dès les premières notes. Pas besoin de lumières crues ni d’effets de scène tape-à-l’œil : c’est précisément dans ce noir choisi que réside leur force. La pénombre devient un instrument à part entière, créant une tension palpable que chaque note vient distendre ou relâcher à volonté. Le set est maîtrisé de bout en bout. On sent un groupe qui sait exactement où il va, qui construit, qui respire. Pas d’urgence inutile, pas de temps mort non plus juste une progression organique, presque hypnotique. La présence scénique, elle, est tout simplement bluffante. Sans artifice, sans adresse directe au public, Oslo Twins captent l’attention et ne la relâchent plus.
La prestation a tout d’une révélation. Ce genre de soirée, dans cette jauge intime, avec cette intensité là ça ne court pas les rues. On en ressort changé, un peu, et avec l’envie pressante de les revoir.




























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