Vingt-cinq ans après Mass Romantic, les New Pornographers signent avec The Former Site Of un retour qui m’a tout simplement scotché. Dès The Great Princess Story, on est happé : Carl Newman et Neko Case créent un monde à la fois lumineux et sombre, un peu mélancolique, mais terriblement vivant. On a l’impression de se promener dans un film dont chaque plan résonne longtemps après coup.

Ce qui m’a frappé, c’est l’intensité de chaque morceau. Les synthés sont finement tissés, les harmonies apparaissent au moment parfait, et les textes semblent capturer à la fois nos doutes, notre nostalgie et ce petit chaos qu’on ressent dans le monde aujourd’hui. Sur Votive ou Spooky Action, on retrouve cette magie : la mélancolie se transforme en quelque chose de profondément émouvant, et même absurde parfois, mais jamais superficiel. Même sans Dan Bejar, Newman et Case portent l’album avec une sincérité bouleversante. Les claviers, les grooves précis de Calligraphy, et cette ambiance presque cinématographique font que l’album se vit comme une histoire complète, un voyage qu’on ne veut pas quitter.

Pour moi, The Former Site Of n’est pas juste un retour attendu, c’est un disque qui claque dans le bon sens du terme : maîtrisé, poignant, élégant, et incroyablement vivant. Les New Pornographers nous rappellent pourquoi, vingt-cinq ans après leurs débuts, ils continuent de faire partie des groupes qui touchent directement au cœur.

Note : 5 sur 5.

#thenewpornographers

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