Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en allant voir Command + M au Pop Up du Label. Et quelque part, c’est exactement ce que je cherchais : arriver sans repères, sans attentes, juste disponible. Sur scène, il est seul. Pas de groupe, pas de mise en scène spectaculaire. Juste lui, ses machines, une guitare. Et pourtant, dès les premières minutes, l’espace se remplit. Littéralement. Le son prend de l’ampleur, envahit la pièce, s’insinue partout. On oublie très vite qu’il n’y a qu’une seule personne face à nous.
Il y a quelque chose de presque paradoxal dans ce concert : une forme de simplicité totale dans le dispositif, et en même temps une intensité qui ne retombe jamais. Ses nappes de synthé installent un climat dense, presque cotonneux, pendant que la guitare vient tracer des lignes plus tranchantes, plus incarnées. Le tout crée une matière sonore dans laquelle on se laisse glisser sans résistance. Ce n’est pas un concert qui cherche à impressionner frontalement. Il agit autrement. Plus lentement. Plus profondément. C’est une expérience hypnotique, au sens le plus juste du terme. On se retrouve happé, presque immobile, comme suspendu à chaque boucle, chaque variation. Au fond, Command + M n’a pas besoin d’en faire plus. Seul sur scène, il suffit.
En première partie, la jeune artiste Eol a su installer avec justesse son univers, accompagnée de son guitariste. Un moment tout en délicatesse, porté par une élégance naturelle, où chaque nuance semblait trouver sa place sans jamais en faire trop.



















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