Il y a des disques qui ne cherchent pas à impressionner, mais qui finissent par vous toucher en profondeur. Creature of Habit de Courtney Barnett m’a fait exactement cet effet. Très vite, j’ai eu cette sensation rare de me poser, comme si la musique m’autorisait enfin à ralentir le rythme. On est loin de l’énergie brute de ses débuts : ici, tout semble plus retenu, plus introspectif, presque en apesanteur.

Les morceaux s’étirent avec une simplicité désarmante, portés par des motifs répétitifs qui deviennent presque hypnotiques. J’y ai ressenti quelque chose de très intime, comme un dialogue intérieur qui prend forme au fil des chansons. Elle parle d’hésitation, de blocages, de ce tiraillement constant entre rester et changer et ça sonne terriblement juste.

La production de John Congleton ajoute une rugosité inattendue, un léger grain métallique qui vient troubler la douceur ambiante, tandis que les touches de Waxahatchee apportent une chaleur discrète mais précieuse.

Ce n’est pas un album immédiat, mais il s’installe doucement, et surtout, il fait du bien. Un disque qui accompagne, sans jamais brusquer.

Note : 4 sur 5.

Date de sortie : 27 mars 2026

#courtneybarnet

Laisser un commentaire

Tendances