Le 16 mars 2026, La Maroquinerie a vibré au rythme de la pop ciselée et éclatante d’Alice Merton. Dans l’atmosphère feutrée de cette salle du 20ᵉ arrondissement, l’artiste germano-canadienne est venue défendre Visions, son nouvel album paru en janvier 2026, un projet qui affirme son indépendance créative et explore avec assurance les thèmes de la confiance en soi et de l’émancipation.
Dès l’entame, la chanteuse a su happer l’audience grâce à une présence scénique magnétique et une voix limpide, capable de puissance comme de subtilité. Accompagnée de ses musiciens, elle a alterné entre ses nouvelles compositions aux rythmes percutants taillées pour le live et ses morceaux phares comme “No Roots” ou “Why So Serious”. Dans la fosse, le public, dense et réactif, naviguait entre ferveur et frissons, porté par une artiste qui affiche aujourd’hui une maturité évidente et une vision artistique affirmée.
Ce passage à La Maroquinerie confirme qu’Alice Merton a dépassé l’image de “fille sans racines” : elle s’impose désormais comme une artiste ancrée, libre et authentique. Une performance à la fois intense et introspective, fidèle à l’évolution de son univers musical.
Lias a offert une première partie pleine de fraîcheur et de sensibilité, idéale pour ouvrir la soirée. Seul sur scène, entre pop atmosphérique et touches électro discrètes, il a su capter l’attention d’un public encore en attente, grâce à une voix douce et des mélodies soignées. Sans artifice, il a installé une atmosphère intimiste, presque suspendue, qui contrastait joliment avec l’énergie plus explosive d’Alice Merton. Une belle découverte, prometteuse, qui laisse entrevoir un artiste à suivre de près.




















Laisser un commentaire