Ce jeudi 29 janvier, le Cabaret Sauvage vibrait dès les premières heures de soirée grâce à l’énergie singulière de Modern Woman, jeune formation londonienne en première partie du concert d’Ezra Furman. Groupe encore en pleine exploration sur le point de sortir son premier album Johnny’s Dreamworld le 1er mai 2026, Modern Woman s’est imposé comme une force scénique à part entière.
Porté par l’intense présence de Sophie Harris, compositrice, chanteuse et âme du projet, le collectif a livré une performance charismatique et captivante. Harris, entourée de musiciens résolument talentueux, a navigué avec aplomb entre les textures d’une power-pop vigoureuse et des passages plus introspectifs aux accents folk, parfois balayés par des vagues post-punk imprégnées de tension et d’émotion.
Le set, d’une quarantaine de minutes, n’a laissé aucun répit au public : des riffs accrocheurs, une rythmique pleine d’impact et une voix qui plane, se fissure puis se réaffirme comme un véritable instrument. Les quelques singles déjà dévoilés, notamment Dashboard Mary, ont pris une tout autre dimension live dense, immédiate, et orgiaque dans le meilleur sens du terme.
Si l’identité du groupe s’affine encore flirtant tantôt avec des sonorités plus brutes, tantôt avec des instants plus délicats , cette première partie au Cabaret Sauvage a confirmé une chose : Modern Woman est une troupe à suivre attentivement. Leur son est fait de contrastes, leur attitude est magnétique, et leur potentiel, déjà tangible, laisse augurer une trajectoire passionnante dans la scène rock indépendante britannique.














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