Quel plaisir de retrouver les trans musicales pour une journée de découverte et de partage musicale unique en son genre et ce début maintenant 30 ans.  La journée au trans musicale commence toujours par un moment avec des concerts gratuits, l’ambiance y est différente du reste du festival, c’est le  genre d’endroit où l’on arrive sans urgence, où l’on se laisse happer et ce moment au liberté de Rennes n’a pas fait exception.

Photons a ouvert le bal. c’est sans aucun doute un des gros coups de cœur de la journée. Cette formation fondée par Gauthier Toux est un hybride qui entremêle avec un certain talent la techno et la jazz. Le résultat sur scène y est réellement sidérant, nous avons été témoin d’un moment d’osmose entre chacun des musiciens. L’expérience live y est unique et donne envie de les retrouver rapidement.

Puis vient Lofacil, duo espagnol qui, après avoir égaré une partie de son matériel, transforme l’imprévu en grâce. Ce qui aurait pu être un contretemps devient un moment d’une extrême douceur. La musique prend son temps, respire, nous embarque dans un magnifique univers, délicat et enveloppant. Un instant hors du flux, où l’on voyage sans bouger, porté par la simplicité et la sincérité du moment. Gregailh surgit comme une évidence. Duo enraciné dans la tradition bretonne, ils en détournent les codes pour en faire une expérience sonore inoubliable. Les motifs ancestraux se frottent à des textures contemporaines, la répétition devient transe, et la musique finit par s’adresser directement au corps. Plus qu’un concert, c’est un passage, un moment où l’on sent la mémoire collective vibrer à l’unisson du présent.

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