Avec Endeavours, attendu le 6 février 2026, Joseph Martone signe un retour tout en retenue et en profondeur. Une œuvre qui ne cherche pas l’éclat immédiat, mais l’installation lente, presque souterraine. Dès les premières notes, on retrouve cette écriture sensible, habitée par les silences autant que par les mélodies, où l’ombre n’efface jamais totalement la lumière.

Depuis Honey Birds en 2020, l’italo-américain a élargi son horizon. Sa musique respire davantage, se fait plus ample, plus texturée, plus narrative, comme si chaque chanson devenait un plan de cinéma étiré dans le temps. On y croise l’austérité poétique de Nick Cave, les paysages désertiques de Calexico, et ce souffle morriconien qui confère aux morceaux une dimension presque mythologique.

Endeavours est un bijou de neuf chansons, ciselées avec patience et pudeur. Un disque qui avance à pas feutrés, mais qui laisse une empreinte durable. Et puis, en fin de parcours, On the Mend s’impose comme un petit coup de cœur : une conclusion délicate et bouleversante, qui résume à elle seule la profondeur et l’élégance de cet album qu’on n’a pas fini d’habiter.

Note : 4.5 sur 5.

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