Au Café de la Danse, Boris Viande a livré un concert d’une intensité rare, seul sur scène mais entouré d’un déluge de sons. Entre boucles électroniques, beats rageurs et mélodies d’Europe de l’Est revisitées, il a façonné un set aussi hypnotique que percutant, où la solitude devenait une force créatrice.
Derrière sa machine et sa trompette, il passait du souffle au martèlement, de la transe au chaos, sans jamais perdre le fil. Chaque morceau naissait dans l’instant, porté par une énergie brute et un sens du groove implacable. Le public, d’abord fasciné, s’est vite laissé emporter, dansant comme happé par cette pulsation nomade et tribale.
Pas de bavardage, pas de pause : juste un homme et sa fièvre sonore. Au fil du concert, le Café de la Danse s’est transformé en piste en fusion, entre fête sauvage et performance physique. Quand les dernières notes se sont tues, il restait ce silence vibrant, celui des grands moments — ceux où la musique, même seule, emplit tout l’espace.














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