Au Petit Bain, le Reverend Beat Man a offert un concert d’une intensité brute, épaulé par un compère au piano et à la guitare. Cette configuration inattendue lui à la batterie, frappant ses peaux avec une énergie rageuse, l’autre tissant autour des mélodies des lignes tantôt grinçantes, tantôt fiévreuses a donné naissance à un duo aussi rugueux qu’hypnotique.
Dès les premières secondes, la tension était là : un dialogue constant entre la transe rythmique du Reverend et les élans bluesy de son partenaire. Pas d’artifice, pas de pause juste une déferlante de son, de sueur et de ferveur. Le public, serré dans la petite salle flottante, oscillait entre sidération et exaltation.
Le Reverend, mi-prêcheur mi-batteur possédé, menait la cérémonie d’une main lourde et inspirée, tandis que le piano venait, par éclats, calmer ou attiser la tempête. Quand le dernier accord s’est éteint, il restait dans l’air une vibration étrange, presque mystique la preuve qu’il se passe encore, parfois, des choses profondément vraies sur les scènes de rock.
En première partie, Alorda, accompagné de ses musiciens, a installé une tension feutrée dès les premiers accords. Leur blues rêche et lent, traversé d’éclats de guitare nerveux et de silences habités, a enveloppé le Petit Bain d’une intensité moite. Une mise en bouche idéale avant la tempête du Reverend Beat Man.































Laisser un commentaire