Dans Blurrr, son sixième album solo, Joanne Robertson, musicienne et artiste visuelle, nous prend par la main et nous entraîne dans un univers d’une grande délicatesse. Sa voix, diaphane et légèrement floue, nous enveloppe comme une mélancolie brumeuse, donnant l’impression d’être le témoin privilégié d’un dialogue intérieur. Joanne se livre à chaque instant avec une sincérité bouleversante, notamment lors des échanges avec le violoncelliste Oliver Coastes, qui rendent certains passages presque mystiques.
En quarante-cinq minutes, on émerge de l’écoute comme après un rêve, avec le sentiment d’avoir partagé quelque chose à la fois infiniment intime et universel. Blurrr n’est pas simplement un disque : c’est une expérience à habiter longtemps après la dernière note.






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