Paris (12e), hier soir. La petite salle du Pop-Up du Label affichait une belle affluence pour accueillir Boyish, groupe indie new-yorkais en pleine ascension. Mais avant que les têtes d’affiche ne montent sur scène, le public a pu découvrir Phoebe Green, venue d’Angleterre, qui a lancé la soirée avec une pop alternative pleine d’assurance.

Accompagnée uniquement de sa sœur au clavier, la chanteuse a captivé les spectateurs par sa présence scénique et ses textes introspectifs. Sa voix claire, posée sur des arrangements minimalistes, a installé une atmosphère à la fois fragile et déterminée, idéale pour ouvrir la soirée. Les applaudissements nourris à la fin de son set ont montré que la curiosité s’était vite transformée en véritable intérêt.

À 21 h 20 passées, Boyish a pris le relais. Chant et guitare en avant, soutenues par une batterie efficace, le groupe a imposé d’emblée un rythme saisissant. Leur son, mêlant douceur aérienne et éclats de guitare saturée, a progressivement conquis un public d’abord discret.

Entre nappes planantes et passages plus nerveux, la formation a su varier les ambiances. Les transitions, impeccablement maîtrisées, ont maintenu une tension douce tout au long d’un set d’un peu plus d’une heure, jusqu’à un final plus énergique qui a déclenché de francs applaudissements.

Une soirée intimiste et réussie, marquée par la belle découverte de Phoebe Green en ouverture et la confirmation que Boyish s’impose comme l’une des valeurs montantes de la scène indie internationale.


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