Ce soir à La Cigale, la première partie est confiée à Ariane Roy. Voix claire et naturelle, elle installe immédiatement une bulle intimiste, bâtie sur des refrains délicats et une fraîcheur authentique. L’auditoire, attentif, se laisse gagner par cette sensibilité discrète, tout en retenue subtile.
Puis, Marie Flore prend possession de la scène. Sa voix, tour à tour soyeuse et incisive, habite l’espace, portée par une instrumentation à la croisée de l’électro et du songwriting. Les arrangements, précis et nuancés, laissent respirer chaque mot, chaque respiration. On ressent une émotion maîtrisée — ni ostentation, ni fard — simplement la puissance d’une artiste en dialogue direct avec son public. La scénographie, épurée, accentue cette proximité : lumière douce, gestes mesurés. Le public vibre, se fait complice de ce concert à la fois délicat et puissant. Une soirée vibrante, suspendue, dont l’écho résonne longtemps après les dernières notes.





















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