C’est dans une lumière tamisée que Nick Wheeldon ouvre la soirée. Seul avec sa guitare, il livre un set dépouillé, sincère, d’une douceur crue. Sa voix tremble juste ce qu’il faut, comme un fil tendu entre la fragilité et l’élan. Le public écoute, suspendu.

Puis Gus Englehorn entre en scène, silhouette improbable, énergie fébrile. Derrière son apparente maladresse, un univers singulier : riffs anguleux, textes absurdes ou poignants, accents lo-fi et éclairs de noise bien dosés. Le concert prend des allures de rêve éveillé, où le bizarre tutoie l’émotion brute. Il y a quelque chose d’enfantin dans son approche, une liberté sans calcul.

Pas de performance calibrée ici, mais un moment de musique vivant, mouvant, presque bancal – et c’est ce qui le rend précieux. Ce soir-là, au Pop Up du Label, on a vu passer un ovni. Et on s’est laissé emporter.

Laisser un commentaire

Tendances