La soirée débute dans une douce clairière sonore : Pénélope Antena, seule en scène, déploie ses nappes vaporeuses et ses mélodies fragiles, entre onirisme et minimalisme. Une mise en condition parfaite pour accueillir Erotic Market. Sur scène, Marine Pellegrini impose une présence magnétique. Avec Marla Pillow, le groupe explore les recoins sombres et lumineux du désir, de la rupture, de la mue. La voix, tour à tour frontale, blessée, aérienne, s’appuie sur des textures électroniques nerveuses et sensuelles. Pas de surjeu : juste l’émotion, brute, sincère. La tension ne faiblit pas, les silences sont aussi éloquents que les beats. Le public, d’abord attentif, finit happé par cette musique habitée, libre, organique. Erotic Market ne cherche pas à séduire, il désarme. Une performance dense, honnête, qui refuse le formatage pour mieux creuser l’intime. À La Boule Noire, ce soir-là, on n’a pas juste écouté un concert. On a vécu un moment.

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