Au Café de la Danse, Eva Blanche a livré une performance magnétique, entre grâce lyrique et intensité électrique. Seule au piano, entourée d’instruments rares et de textures électroniques ciselées, elle a construit un univers à la fois fragile et puissant. Sa voix, d’une justesse troublante, oscillait entre murmure et éclat, portant des textes chargés d’émotion. Le public, d’abord curieux, s’est vite laissé happer par cette présence scénique singulière, presque théâtrale. Les lumières, sobres, accompagnaient chaque mouvement, chaque silence. Une heure suspendue, entre tension et abandon, où l’on a vu naître une proposition artistique rare, à la croisée du sensible et du sacré.

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