Il a retourné La Cigale comme on déclenche une révolte joyeuse. hier soir, Fermin Muguruza, figure emblématique du rock basque et militant infatigable, a offert un concert dantesque, à la hauteur de sa légende.
Toujours aussi énergique, le chanteur a livré un set sans concession : un déluge de son, de mots, de colère lucide et d’espoir collectif. Accompagné d’un groupe au groove acéré, il a fait trembler les murs de la salle parisienne avec un punk teinté de dub, d’électro et de rythmes cuivrés. Un cocktail explosif, taillé pour le live.
Dans une époque où l’engagement se dilue, Muguruza rappelle que la scène peut — et doit — encore porter des combats. Sur fond de visuels percutants, il a enchaîné les morceaux avec une intensité rare, porté par un public intergénérationnel et conquis.
En première partie, Merina Gris, trio venu du Pays basque, a posé les bases de la soirée avec un set sombre et vibrant, mêlant sonorités électro, tension cold wave et textes incisifs. Une très belle découverte.
À 60 ans passés, Fermin Muguruza prouve qu’on peut continuer à faire du bruit, du vrai — et que ça fait un bien fou.







































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