Le reggae jamaïcain perd l’une de ses figures emblématiques. Colvin ‘Cocoa Tea’ Scott s’est éteint ce matin à l’âge de 65 ans dans un hôpital de Broward, à Fort Lauderdale, en Floride. L’information a été confirmée par son épouse, Malvia Scott, au Jamaica Gleaner. L’artiste, dont la voix douce a marqué plusieurs générations de fans de reggae et de dancehall, a succombé à un arrêt cardiaque après une longue bataille contre la maladie. Diagnostiqué d’un lymphome en 2019, il souffrait également d’une pneumonie depuis plusieurs mois.

Un talent précoce, une carrière éclatante

Dès l’adolescence, Cocoa Tea affiche un talent précoce : il enregistre son premier single, Searching In The Hills, en 1974, à seulement 14 ans. Mais c’est au début des années 1980 que sa carrière décolle véritablement, sous l’impulsion du producteur Junjo Lawes. Son timbre de voix chaleureux et ses mélodies accrocheuses font mouche. Rocking Dolly, I Lost My Sonia, Informer et Can’t Stop Cocoa Tea deviennent rapidement des tubes incontournables du dancehall naissant.

Il collabore ensuite avec King Jammys et signe d’autres classiques tels que Tune In et Settle Down, avant d’enchaîner les succès avec Rikers Island, Good Life ou encore Young Lover. Son style, plus chanté que toasté, se démarque dans un univers où les deejays dominent.

Cinq albums qui ont marqué son parcours

Avec une discographie riche et variée, Cocoa Tea laisse derrière lui plusieurs albums majeurs :

📀 « Weh Dem A Go Do… Can’t Stop Cocoa Tea » (1985) – Un album fondateur, qui établit son identité musicale entre reggae roots et dancehall.
📀 « Rikers Island » (1988) – Porté par son titre phare, il dépeint avec justesse les réalités du système carcéral et de la jeunesse jamaïcaine.
📀 « Kingston Hot » (1992) – Un concentré de riddims percutants et de paroles engagées.
📀 « Holy Mount Zion » (1997) – Une œuvre plus spirituelle, empreinte des valeurs rastafari.
📀 « Save Us Oh Jah » (2009) – Un disque introspectif où il mêle engagement social et mélodies envoûtantes.

Le mois dernier encore, son héritage musical était célébré : VP Records rééditait She Loves Me Now, un classique sorti en 1993 sur le Real Rock Riddim, produit par Phillip ‘Fatis’ Burrell, avec la section rythmique légendaire Sly & Robbie. Un ultime clin d’œil à un artiste qui aura marqué l’histoire du reggae de sa voix unique et apaisante.

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