Hier soir, le New Morning s’est transformé en temple du blues, accueillant deux artistes à l’énergie et à l’authenticité contagieuses. En première partie, le Néo-Zélandais Grant Haua a su captiver la salle dès les premières notes. Seul sur scène, avec sa guitare et sa voix rocailleuse, il a livré un blues brut, presque primitif, imprégné de l’âme du Pacifique. Ses morceaux, tantôt puissants, tantôt introspectifs, évoquaient des récits de vie et des paysages lointains, créant une atmosphère aussi dépouillée qu’intense.
Puis, place à la reine de la soirée : Sari Schorr. Véritable tornade sur scène, elle a enflammé le New Morning avec une présence magnétique et une voix à couper le souffle. Entre puissance et vulnérabilité, elle a alterné entre blues rugueux et ballades déchirantes, portée par des musiciens d’exception. Ses interprétations semblaient puiser directement dans son âme, touchant au cœur un public en communion totale.
C’était une soirée où chaque note, chaque parole portait un poids, un sens, rappelant que le blues n’est pas seulement une musique, mais une expérience viscérale. Sari Schorr et Grant Haua ont offert un moment rare, où le temps semblait suspendu, laissant le New Morning vibrer encore bien après le dernier accord.
























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