L’avant dernière journée du Festival Jazz à La Défense a offert un moment inoubliable à un public venu en masse. Au programme : un voyage musical chargé d’émotion et de soul, avec deux figures majeures aux univers. D’un côté, les Staples JR. Singers, groupe légendaire des années 70, revenus sous le feu des projecteurs, et de l’autre, Gregory Porter, l’une des voix les plus charismatiques du jazz contemporain.

Les Staples JR. Singers, encore méconnus de certains, ont transporté la foule dès les premières notes. Leur gospel-soul intemporel, porté par des harmonies vocales puissantes, a plongé le public dans une ambiance spirituelle et intense. En dépit de leur discrétion médiatique pendant des décennies, ils ont prouvé qu’ils n’ont rien perdu de leur énergie ni de leur pertinence. Chaque morceau était une leçon de groove et de sincérité, avec une émotion brute qui transperçait. Les spectateurs, d’abord curieux, se sont rapidement laissés emporter par cette transe soul à la fois rétro et terriblement actuelle.

Puis, c’est au tour de Gregory Porter d’entrer en scène. L’icône jazz, reconnaissable à sa casquette et son allure élégante, a littéralement fait vibrer le Cabaret Sauvage. Sa voix chaude et enveloppante, presque familière, a déclenché des vagues d’émotion dès les premières mesures de « Liquid Spirit ». Accompagné d’un groupe de musiciens virtuoses, Porter a enchaîné les titres phares avec une aisance désarmante, alternant entre ballades mélancoliques et morceaux plus rythmés. Chaque interprétation semblait résonner profondément chez un public conquis.

Cette avant-dernière soirée du festival a été marquée par une communion musicale rare, où soul et jazz se sont entrelacés pour offrir un moment d’évasion mémorable. Une parenthèse hors du temps, qui restera gravée dans les esprits.

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