La nuit est tombée sur le Cabaret Sauvage, ce chapiteau emblématique niché au cœur du Parc de la Villette. Ce soir, le programme est alléchant : en première partie, la prometteuse Sian Pottok, puis Winston McAnuff et Fixi pour un set qui s’annonce détonant. L’air est chargé d’excitation, et le public, venu nombreux, est prêt à vibrer.
Sian Pottok ouvre le bal, guitare en main, et dès les premières notes, son folk délicat s’empare de l’espace. Sa voix, d’une pureté envoûtante, capte l’attention sans effort. Le public, d’abord attentif, se laisse peu à peu happer par son univers poétique. C’est un début de soirée tout en subtilité, une entrée en matière parfaite avant la tempête à venir.
Car lorsque Winston McAnuff et Fixi montent sur scène, le ton change radicalement. Winston, l’âme du reggae jamaïcain, et Fixi, l’accordéoniste virtuose, forment un duo improbable mais explosif. Dès les premières notes, le mélange entre l’accordéon de Fixi, les rythmes reggae, et la voix rauque de Winston enflamme la salle. La connexion entre les deux artistes est palpable, presque magnétique. Leurs titres, empreints de chaleur caribéenne, d’influences soul et de funk, se transforment en de véritables hymnes à la fête et à la vie.
Le public danse, saute, chante en chœur. On sent ici l’esprit de communion propre aux grands concerts. La musique, hybride et sans frontières, transcende les genres et les générations. Ce soir, au Cabaret Sauvage, Winston McAnuff et Fixi ont prouvé une fois de plus que le mélange des styles pouvait générer des moments de pure magie, portés par l’énergie brute du live.




























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